Exposition Serge Lutens à la Galerie Marcilhac

 

 

L’exposition présente une sélection de 30 photographies, sur le thème de «BERLIN À PARIS» dont la plupart sont extraites de son prochain livre Berlin à Paris, à paraître en octobre 2012, aux Editions Electa.

Serge LutensSerge LutensSerge Lutens

 

 

 

 

 

Il est rare de rencontrer chez un même artiste force d’expression et de raffinement.
Serge Lutens fait ici figure d’exception.
La sélection des photographies dont la plus ancienne est datée de 1967 et la plus récente de 2008, démontre ce fait.
Nombre de ces images furent réalisées au cours des années 70 et sont, pour la plupart, inédites.

Chaque photographie ne sera reproduite – tous formats confondus – que dans cinq ou sept tirages numérotés, comportant chacun, au dos, la signature de Serge Lutens, certifiée par un sceau encré, monogrammé LS.
Avant de Pointer…
Qu’allons-nous pointer si ce n’est au travers des photographies la vision d’un artiste qui n’applique pas simplement un Art. Il rassemble par lui une expression, obsession aussi de la coiffure, du fard, du costume, des bijoux jusqu’aux décors, ici, seuls prétextes aux images.
En effet, ce chirurgien n’effleure pas. Il pénètre son sujet, le cisèle et, comme on le ferait pour un diamant, le taille. Chaque geste du modèle est un prolongement des siens car, c’est quand face à ELLE, qu’il existe.

BIOGRAPHIE

Serge Lutens est né durant la guerre, le 14 mars 1942, à Lille, dans le Nord de la France.
Séparé dès les premières semaines de sa mère, dès lors, sa personnalité sera marquée par le sentiment d’un abandon originel. Tiraillé en permanence entre deux familles, il vit à distance et s’invente. C’est un rêveur. À l’école Montesquieu, on le dit « dans la lune » : il ne suit pas. Ses professeurs, pourtant, lui reconnaissent un don de conteur.
En 1956, à 14 ans, malgré lui– il eût préféré être acteur – il est placé dans un salon de coiffure de sa ville natale. Deux ans plus tard, il détermine les repères féminins qu’il fera siens : cheveux courts, nets, plaqués, peaux éthérées et yeux fardés. Il s’impose par la couleur noire qu’il ne quittera plus. Il confirme ses goûts et choix sur ses amies qu’il photographie. Il a 18 ans lorsqu’il est appelé sous les drapeaux. C’est la guerre d’Algérie. Il sera réformé. Cette rupture est importante car elle le décide à quitter Lille pour se rendre à Paris. Nous sommes en 1962. Serge Lutens vit ses premières années parisiennes. Il contacte le magazine Vogue qui, alors, à ses yeux, représente l’essence de la beauté. C’est un carmel qu’il mythifie. Trois jours plus tard, il collabore au numéro de Noël. Durant ces années, la reconnaissance de son talent est manifeste. En 1967, la maison Christian Dior le sollicite. Pour elle, il développera au travers de sa vision, couleurs et images. Son expression prend corps par la photographie. En 1974, fou de cinéma et des actrices mythiques qui l’habitent, il réalise un court-métrage « Les Stars » et expose ses travaux photographiques dans les plus grands musées du monde. À cette époque, il voyage, découvre le Maroc, puis le Japon. Il saura s’en souvenir quelques années plus tard, en 1980, lorsqu’il mettra son talent à disposition de Shiseido, alors peu connu sur la scène internationale. Il apportera une identité visuelle si puissante que ce groupe deviendra l’un des acteurs mondiaux du marché au cours des années 80 et 90. Suite logique en 2000, Serge Lutens crée une marque qui porte son nom et impose plus que jamais son style sans concession. Parfums et fards, ses expressions en ce domaine de l’image se croisent depuis maintenant plus de 20 ans.
Serge Lutens se voit décerner en 2007 la distinction de Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres. En 2012, « Berlin à Paris » resitue le sens qu’il donne originellement à ses images.

Exposition du 26 octobre au 21 décembre 2012 à la galerie Marcilhac, 8, rue Bonaparte, 75006 Paris.
Information sur www.marcilhacgalerie.com / + 33 1 43 26 47 36 / info@marcilhacgalerie.com